Comme j'ai un peu de temps avant d'attaquer cette semaine, je vais vous ecrire un petit roman, surtout à l'attention des Afc qui on pris conscience de leur condition.
A la troisième personne, non pas que j'ai pris une grosse tête, mais comme ça ça me permet de regarder ma vie un peu objectivement...
Chapitre 1 : L’AFC pure souche
Fervent utilisateur de verres en fond de bouteille, dont il se sert pour décorer ses yeux, votre serviteur est l’antithèse du type séduisant.
Il consacre son temps libre aux jeux vidéos, parfois à la programmation, et ô damnation, même parfois à son ordinateur.
Sa vie sociale se réduit en de brèves interactions, même s’il a des amis, ce n’est jamais lui qui est drôle, qui propose des projets, qui parle à de nouvelles personnes.
Bref, c’est un Afc, un dur, un vrai. Un bob.
Mais il va faire une rencontre décisive : Sa One-itis.
Une jolie brune qui ne le laisse pas indifférent, dès le premier instant où il l’aperçoit. Rapidement, il se lie d’amitié avec elle. Oui, vous avez bien lu, d’« amitié ». Grossière erreur, en effet. Car cinq mois plus tard (l’Afc est lent…), quand il déclarera sa flamme par un timide et approximatif « je t’aime », la demoiselle resta de marbre, et plus, lui demanda sagement de rester son ami.
Mais le pauvre n’était pas guéri…
Des mois durant, il ruminera, tentera de gagner son amour, allant jusqu'à s’agenouiller devant elle, ou tout autre acte humiliant, prêt à quoi que ce soit qui lui fasse plaisir.
Mais tout en bas du trou, il pris une salvatrice décision : CHANGER.
C’est ainsi que notre homme se mis à la guitare, et découvrit le plaisir de porter des lentilles.
Chapitre 2 : L’Afc sort de son cocon.
Un an après avoir rencontré sa One-itis, le pauvre en était toujours « amoureux », malgré la collection de vents qu’il avait pu amasser. Mais c’est pratiquement jour pour jour un an après cette première rencontre qu’il en fit une deuxième, qui le (re)mit sur le bon chemin.
Une charmante blonde, qui de toute évidence ressentait un attrait particulier pour lui, se mit en tête de le faire craquer.
De déjeuner en tête à tête en moments complices de caresses partagées, notre pauvre Afc compris (enfin) qu’elle voulait plus que de la simple amitié. Mais il prit peur, toujours fidèle à sa One-itis. Il s’enfuit.
Mais il était différent : au fond de lui, une petite voix toute étonnée disait : « mais, mais, je suis séduisant, en fait ! Certaines filles me trouvent bien ! ».
Fort de cette constatation, il put peu à peu s’éloigner de « la fille de ses rêves ».
Il en profita pour faire la rencontre d’une superbe brune [une vraie SHB, sans mentir !!]. Bien sûr, persuadé que c’était le coup de foudre de sa vie, il ne se lassait pas de rêver d’elle : il venait simplement de changer de One-Itis.
Mais elle ne l’entendait pas comme ça, et elle lui fit vite comprendre qu’il n’était rien qu’un homme de plus sur son tableau de chasse, un baiser dans sa collection de baisers d’une nuit.
Ravagé, le pauvre Afc se jetât sur la première fille qui lui tendait les bras. Mais encore une fois, il fut trop lent, trop sûr d’avoir trouvé LA fille. Qui, lassée de ses « je t’aime » s’empressa de le quitter, pour des nuits plus agitées. [Que je suis fier de cette rime !]
Mais encore une fois l’Afc était changé.
Chapitre 3 : L’Afc aime embrasser (sous entendu des filles différentes à chaque fois)
Notre homme, fort de ses maigres expériences, récidiva encore une fois durant l’été. Il « sortit » encore avec une fille. Mais il y était arrivé : il n’avait cette fois ci pas vu en elle LA fille avec qui passer toute sa vie. Temps mieux d’ailleurs, puisqu’elle partit très vite.
L’Afc en conversion en profita derechef pour embrasser trois de ses amies.
Puis vint la Fac.
Ici, notre histoire a déjà débuté depuis deux ans exactement.
Il fit un large passage à vide, se laissant à nouveau aller au One-itis.
Chapitre 3 : L’Afc se meurt
Puis lassé de son célibat, il fit un geste décisif : acheter une méthode de drague. Il creusa le sujet sur internet. Tomba sur un certain French touch Seduction. Puis un Top Gun Seduction.
Et là, révélation :
Oui, c’est trop facile de rester dans son coin à entendre que ça se passe !
Oui, il est possible de draguer des femmes en partant de zéro !
Oui, il faut SE BOUGER !
Et réaction :
Les haltères délaissées reprennent du service, il commence à prendre des décisions, à les imposer, à assumer ses choix.
Puis il en vient à la pratique :
Dans la rue, une, deux heures par jour. Arpentant, il open toutes les femmes qu’il croise, avec des trucs stupides, des conversations rapides et maladroites d’abord. Puis il affine, peu à peu. Jours après jours.
Maintenant, je (finalement, je crois que ce « il » m’embête) fais mes trois oppener par jour, je parle normalement pendant une ou deux minutes à une parfaite inconnue.
Je parle à tout le monde dans mon amphi, parfois des filles traversent toute la salle pour venir me voir.
Je réussi aisément ce qu’il y a deux ans j’aurais juger impossible : Aborder une inconnue, discuter, rigoler avec elle. Prendre des numéros. Me permettre de critiquer une fille pour le « plaisir », donner des rendez vous.
Je suis différent. Sociable. Fidèle à mes objectifs. Fier de mes réalisations. Souriant.
Et vous savez quoi ? C’est pas désagréable !
Et je n’attends pas la suite : je vais l’écrire. |