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Message |
Sébastien Night 44-Nantes
 2014 Messages depuis le 20 Mar 2006
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Posté le: Dim 11 Nov, à 21:59 Sujet du message: Comment communiquer avec les dépressifs ? |
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C'est l'hiver, et on ne peut pas y échapper, c'est la grosse déprime pour tous les gens qui n'ont pas encore réalisé que c'est à eux de choisir leur vie et leur état d'esprit.
Et comme à la télé et la radio, on parle de la dépression partout, maintenant, les dépressifs disent ouvertement "je suis en pleine dépression"... sans consulter pour autant.
Je ne suis pas un grand fan de la méthode de Tyler Durden - "s'ils pourrissent votre état à vous, ignorez-les", mais j'ai parfois envie de secouer certaines (il s'agit beaucoup plus souvent de filles) jusqu'à ce qu'elles ouvrent un peu les yeux sur le monde réel qui n'est pas que "mon chéri m'a quitté" et "les études c'est trop dur".
Malheureusement, secouer les gens comme des pruniers n'a jamais vraiment été une méthode efficace pour les aider à résoudre leurs problèmes.
Avez-vous des liens/articles sur la gestion des dépressifs ?
Comment les amener à changer d'état d'esprit et, éventuellement, à consulter ?
SBN _________________ 'You should not open your mouth unless you hope to change the world.' - JFK
La newsletter Seduction. Des articles, des podcasts, des vidéos.
Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. |
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Arma 37 - Tours
 51 Messages depuis le 11 Fév 2007
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Posté le: Ven 23 Nov, à 20:45 Sujet du message: |
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Salut SBN,
Pas plus tard qu'aujourd'hui, lors de mes deux heures de cours hebdomadaires de psychosocio, la prof, qui est une fille HVée et pleine d'énergie, nous a parlé de ça, voici en gros ce qu'elle a raconté :
| Citation: | | La prof (en train de parler de la motivation) : ... et vous savez, ne plus être motivé à quelque chose et ne plus avoir goût à quelque chose est grave, c'est la limite du seuil de dépression. Les dépressifs perdent aussi la motivation d'aller vers les autres, c'est pour ça qu'ils ne peuvent pas vous regarder en face quand ils vous parlent. Ils parlent toujours comme ça (la prof mime quelqu'un qui parle en regardant le sol, en étant légèrement voûtée). Ils ne peuvent pas vous regarder, ils n'y arrivent pas. C'est pour ça que c'est dur de communiquer avec un dépressif. Quand vous devez le faire, surtout, posez-vous en tant qu'humain, soyez humain (elle a bien insisté sur cette phrase) et imitez les, parlez leur en regardant comme ils le font, comme ça (mime toujours une personne qui regarde le sol). Parlez leur comme si ils avaient la jambe cassée, c'est très important. Oui, ils ont une jambe cassée sauf que vous ne la voyez pas, sauf qu'ils n'ont pas de plâtre et pas d'anesthésie, la blessure est à vif, ils souffrent énormément (au passage, je trouve sa visualisation terrible). C'est terrible pour eux, et bien souvent ils se sentent incompris. Parlez les comme je vous le dis, écoutez les et ils seront guéris de moitié, tout simplement parce qu'ils se sentiront compris. |
Plus tard dans le cours, elle est revenue dessus. En expliquant qu'inconsciemment les dépressifs manipulaient leur entourage à leur insu et que bien souvent, ils se suicidaient pour cesser le mal qu'ils provoquaient. Elle a ajouté qu'il fallait être préparé et qu'il fallait en parlait à une personne compétente, ne serait-ce que pour se débarasser de toutes les émotions négatives qu'ils nous injectent. Elle nous a parlé d'un "tips" intéressant : d'après ce qu'elle dit, les dépressifs ont une sorte de cycle de dépression, et là on peut pas leur communiquer efficacement. Ce n'est qu'au bout de ce cycle (tout les trois jours, les trois semaines, tout les mois, etc...) qu'une porte s'entreouvre et qu'ils seront réceptifs. Et ensuite le cycle recommence. Pour savoir quand la porte s'entrebaille, elle a attiré notre attention sur le fait que ce jour là, le dépressif va mieux s'habiller, va sortir, va téléphoner, etc....
Voilà son idée "brute". Je sais pas ce que ça vaut, mais j'y ai fais de troublants paralèlles avec des amies LSE dépressives que je connaissais dans le passé. J'ai été en One-Itis FZisé sur une LSE dépressive pendant un an (le pire) et j'en ai ressorti quelque chose : tu peux leur montrer le chemin de la guérison et c'est tout. Tu ne peux pas les emmener de force, c'est à eux de se bouger si ils veulent vraiment s'en sortir. |
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Sébastien Night 44-Nantes
 2014 Messages depuis le 20 Mar 2006
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Posté le: Sam 24 Nov, à 05:35 Sujet du message: |
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Merci de ta contribution  _________________ 'You should not open your mouth unless you hope to change the world.' - JFK
La newsletter Seduction. Des articles, des podcasts, des vidéos.
Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. |
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KevinHill 33-Bordeaux
 112 Messages depuis le 02 Nov 2007
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Posté le: Dim 25 Nov, à 21:56 Sujet du message: |
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Yep, sujet hyper intéressant,
je ne suis pas spécialiste en la matière (et mon avis n'engage que moi, surtout qu'il est sujet à polémique) mais la maniére dont ta prof a abordé le sujet est la manière traditionnelle ( en psycho comme dans ce bas monde en général ) : la victimisation excessive et générale. A vue d'oeil je dirais qu'environ 10% des gens qui se déclarent être dépressifs le sont vraiment, les 90% restants sont ceux qui se sont rendus compte qu'il est plus facile de se poser en victime pour attirer compassion et pitié que d'affronter la vie comme un grand.
Si on parle des 10% qui ont réellement un problème il faut qu'ils aillent consulter quelqu'un de compétent ( reste à savoir si les psys sont des gens compétents ).
Pour les 90% restants, je pense que la méthode suggérée :
| Citation: | | Ils ne peuvent pas vous regarder, ils n'y arrivent pas. C'est pour ça que c'est dur de communiquer avec un dépressif. Quand vous devez le faire, surtout, posez-vous en tant qu'humain, soyez humain (elle a bien insisté sur cette phrase) et imitez les, parlez leur en regardant comme ils le font, comme ça (mime toujours une personne qui regarde le sol). Parlez leur comme si ils avaient la jambe cassée, c'est très important. |
leur permet surtout de rejoindre les 10% qui ont vraiment un problème. En effet je ne parlerais pas à un dépressif en ayant l'air d'un dépressif pour l'aider, j'essaierais davantage de lui redonner goût à la vie sans pour autant avoir une trop grande différence d'énergie dans les échanges (j'ai réussi avec un pote à moi qui se trouvaient à la frontiére des deux : mi-malade, mi-victime) comme je n'irais pas dire à quelqu'un qui vient d'avoir un accident : "Mon dieu c'est horrible tu pourras jamais plus marcher! C'est vraiment affreux! A ta place j'en finirais vite". Je compatirais au début sans verser dans le larmoyant puis je donnerais une dynamique positive à nos échanges. Je pense vraiment pas que ce soit en entretenant le cycle néfaste qu'on va en sortir...
KH |
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Arma 37 - Tours
 51 Messages depuis le 11 Fév 2007
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Posté le: Lun 26 Nov, à 19:18 Sujet du message: |
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Merci de ton éclairage Kevin Hill, mais je pense que ma prof parlait des vrais dépressifs et non pas des déprimés (la différence est de taille). Effectivement les déprimés ont plus besoin d'un coup de pied au cul qu'autre chose. Quant aux dépressifs, c'est une autre paire de manches...
Ta "méthode" me fait penser à la mienne que j'avais mis en place plus ou moins consciemment face à mon OI BFZisé LSE. Au fur et à mesure que je m'apercevais que parler de ses problèmes plombait l'intéraction, j'ai changé de stratégie. Ca se passait en deux temps : le premier, elle vidait tout son sac avec des questions ouvertes du genre "tu te sens comment ? et tes cours?" (et vas y que les cours c'est chiant, qu'elle se sent seule, etc...) et le deuxième, j'enchainais visualisations sur visualisations, roleplay sur roleplay, rires sur rires, en un mot : je la faisais rêver. Et elle ne me faisait pas ch*** avec ses problèmes à la con puisque je m'étais assuré qu'elle m'avait tout déballé dans le premier temps !
Et ça marchait plutôt bien. A tel point qu'elle était limite devenue dépendante des coups de téléphone que je pouvais lui passer. |
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KevinHill 33-Bordeaux
 112 Messages depuis le 02 Nov 2007
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Posté le: Mer 28 Nov, à 21:07 Sujet du message: |
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En fait je me suis mal exprimé à cause de la distinction qui est rarement faite entre "dépressifs" et "déprimés", et du fait que SBN a lancé le sujet en parlant des changements saisonniers d'humeurs, donc plutôt des déprimés.
Les 10% dont je parlais dans mon message sont donc les véritables dépressifs et les 90% les déprimés.
Je suis totalement d'accord que les dépressifs nécessitent un traitement psy, et tout comme toi je pense également que les déprimés ont bien souvent seulement besoin d'un peu d'écoute et de beaucoup de coups de pieds au cul pour réagir. |
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